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Promise pour… le Festival 2009, début février, la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image vient finalement d’être inaugurée à Angoulême. Suivons le guide !

Après les sciences ou la musique, le 9e Art a lui aussi sa Cité – Et hop ! appréciera Achille Talon sur un allègre coup de badine, tandis que les rogntuju furibonds de Franquin souligneraient plutôt le semestre de retard pris par le projet… Du moins le résultat est-il à la hauteur des ambitions, et surtout des promesses, ce qui fait de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image [CIBDI pour les intimes] un ensemble cohérent, complet et accueillant, triple objectif qui convient particulièrement bien à un art aussi complexe et bohème que la BD !
Que sont d’ailleurs quelques mois de cafouillage pour un mode d’expression presque aussi vieux que l’Homme ! Prudents, nos ancêtres avaient certes assuré la conservation et l’exposition automatiques de leurs œuvres en les rendant à jamais indissociables des parois rupestres, mais en voudra-t-on à leurs descendants d’avoir opté pour le mince et léger papier, plus délicat mais transportable dans le métro ? Ou la diligence, d’ailleurs, car les amateurs de ligne claire et de caricature seront ravis de découvrir à Angoulême de superbes originaux de Toepffer, Cham et autres joyeux drilles qui n’avaient pas attendu l’invention des fanzines pour faire chauffer leur planche à dessin ! Sous la direction de Gilles Ciment et l’impulsion d’un jeune conservateur, Antoine Lassalle, la Cité bouillonne déjà après quelques jours d’ouverture, impatiente de montrer ce dont elle est capable…
La taille des œuvres, la fragilité du papier acide, pourtant si favorable au rendu des couleurs [mais, comme la peau, il est sensible aux radicaux libres et jaunit…], l’importance des collections et du fonds exigeaient depuis longtemps que le musée, installé il y a vingt ans dans d’anciennes brasseries, trouve un abri à la fois plus sûr, plus vaste et plus convivial : c’est que les 8’000 dessins originaux, 43’000 albums et 11’5000 périodiques d’Angoulême constituent le plus grand fonds patrimonial d’Europe ! Dix ans d’inventaires et de tergiversations politico-urbanistiques plus tard, le projet enfin concrétisé rend aux amateurs la clé du trésor !
L’idée que la BD, art relativement neuf, investisse cet hybride temporel qu’est la friche industrielle réhabilitée se révèle tout à fait judicieuse. C’est donc dans les chais, élégants bâtiments du XIXe siècle abandonnés par le commerce du cognac, que se sont installés quelque 5’000 m2 d’exposition – et quelle exposition ! Une longue et futuriste arabesque de vitrines, doublée d’interminables sofas sinueux, permet d’abord de suivre en direct l’évolution historique et graphique de la BD tout en feuilletant les albums dont sont présentées les planches. « Grâce » à la fragilité de ces œuvres, l’exposition changera même trois fois par an pour assurer la préservation de la collection permanente ! Gavé d’images, mais les connaissances définitivement remises d’équerre, y compris dans le domaine des mangas – beaucoup moins récents que le pensent les enfants ! – le visiteur alors abordera gonflé à bloc L’atelier, qui du croquis à l’impression explore l’aspect technique de la création, et La galerie, où est analysé l’apport proprement esthétique et culturel de la BD. Mis, on l’espère, en appétit de lecture personnalisée, il ne lui restera qu’à plonger dans la nouvelle librairie du musée, qui s’est emparée de deux niveaux pour faire cohabiter en toute convivialité trois générations d’amateurs.
Le site original du musée, aménagé dès 1989 sur l’autre bord de la Charente, n’a évidemment pas disparu, ce qui donne l’occasion d’utiliser pour le rejoindre la très contemporaine passerelle dédiée à Corto Maltese, dont la juvénile silhouette de bronze regarde vers la fuite du fleuve… Les « vieux » bâtiments Castro, du nom de leur architecte, se réservent d’autres activités du CIBDI : un centre de consultation Internet spécialisé, des lieux d’expositions temporaires, l’École nationale du jeu et des médias interactifs, et deux cinémas d’art et d’essais. Ainsi, bien sûr, que la bibliothèque du complexe, qui offre au prêt la bagatelle de 25'000 albums – et ça augmente chaque année de quatre mille titres environ ! Le dynamisme de cet ensemble revitalisé, que complètent des institutions municipales comme le Musée du papier ou la Maison des auteurs, ne devra certainement pas attendre le prochain Festival international, en janvier prochain, pour faire oublier les balbutiements de ce musée qui mérite d’être Cité ! I
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Paul Herman, Glénat, Broché, 2009, 258 pages
Prix : CHF 62.50
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 2) |
Nicolas Finet, Stéphane Ferrand, Michel Seegmann, Fleurus, Broché, 2008, 624 pages
Prix : CHF 22.50
Disponibilité: Ouvrage indisponible
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| 3) |
Pierre Fresnault-Deruelle, Les Impressions nouvelles, Réflexions faites, Broché, 2008, 191 pages
Prix : CHF 32.00
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 4) |
Thierry Groensteen, Editions de l'An 2, Broché, 2006, 206 pages
Prix : CHF 31.40
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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