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Le 1er avril, les Éditions Bragelonne, leader de la fantasy en français, fêtent dix ans de succès avec Terry Goodkind, des collectors et de grands projets !

Comme plusieurs autres maisons vouées à l’imaginaire, Bragelonne est née en l’An 2000, cette date mythique que les auteurs d’anticipation, toutes tendances confondues, ont toujours pensée synonyme de progrès et de techniques fabuleux sur lesquels ils ne se sont pas privés de fantasmer ! La réalité en a peut-être déçu certains… mais certainement pas Stéphane Marsant ni Alain Névant, qui en dix ans ont vu leur « bébé de l’An 2000 » prendre la haute main sur le domaine de la fantasy et même créer son label poche, Milady, pour taquiner les grandes collections sur leurs propres terres !
C’est que, avec une intuition remarquable, Bragelonne a su au fil des années saisir toutes les tendances et s’investir dans tous les domaines prometteurs, sans en rater un ni se fourvoyer. Le grand format d’abord : si les lecteurs de fantasy en anglais sont souvent contraints d’attendre les éditions de poche parce que les lancements sont reliés, lourds et coûteux, les lecteurs francophones sont plutôt tentés par les éditions brochées, pratiques mais élégantes, qui mettent les littératures de l’imaginaire sur pied d’égalité avec « la » littérature… Contrairement à celle-ci, le grand format gagne donc des parts de marché dans ce domaine, soit un quart des exemplaires vendus, dont 7 à 9% par Bragelonne [huit titres par an] suivant les années et les bests ! Terry Goodkind, Fiona MacIntosh, Raymond E. Feist, David Gemmell, Clide Barker, George R.R. Martin, Terry Brooks, Trudi Canavan et bien d’autres stars du fantastique ont rapidement ajouté à un désormais spectaculaire catalogue, lui assurant une solidité et imposant un niveau exigeant.
Ce qui n’empêche que les collections de poche gardent leur suprématie pratique et financière, un créneau que Bagelonne n’a pas laissé trop longtemps à Folio SF, Pocket et autres J’ai Lu : au printemps 2008, l’éditeur lançait le label Milady, qui en deux ans et deux cents titres, d’Indiana Jones à Darkwood, a croqué près de 15% du marché ! La naissance d’un phénomène récent, la bit lit (« littérature mordante »), faite de séduisants vampires urbains et de pâles jeunes filles amoureuses, n’a fait que doper le secteur, et bien sûr Milady était là, avec Anita Blake, tueuse de vampires, la série de Laurell K. Hamilton reprise à Fleuve Noir en 2009 et qui, en effet, vampirise méchamment…
Deux autres innovations soulignent le dynamisme de Bragelonne et sa capacité à embrayer sur les extensions porteuses. Le lien d’abord avec les jeux vidéo et séries télévisées, qui a déjà étoffé l’univers de Gears of War de Karen Traviss et va prochainement s’intensifier avec la mise en production de son Assassin’s Creed Renaissance, dont la préquelle parue en septembre dernier a fait un tabac ; quant à la série Flashforward, elle sera au catalogue dès le mois de mai prochain avec le roman éponyme signé Robert J.Sawyer. Mais, plus proche de son cœur de métier, c’est avec la collection « Graphics » que l’éditeur surfe sur la tendance : cette nouvelle entité de Milady se consacre depuis la rentrée 2009 à la BD, avec plusieurs titres par mois dont certains reprennent, dans des styles extrêmement divers, les romans déjà au catalogue, comme La légende de Drizzt, de R.A. Salvatore, Les dossiers Dresden de Jim Butcher ou la première aventure d’Anita Blake l’été prochain !
Ce 10e anniversaire, que Bragelonne a fixé ironiquement au 1er avril, coïncide avec la traduction du premier volume de Scott Pilgrim, de Bryan Lee O’Malley, une série de six au phénoménal succès, et celle du jeu vidéo correspondant, tandis que le 7e Art met la dernière main [virtuelle, sans doute] à la production grand écran, attendue pour l’été sous la direction d’Edgar Wright et le titre de Shaun of the Dead ! Mais, dans un genre plus classique, Bragelonne entend fêter son succès et ses lecteurs avec une série collector reprenant en tirage limité ses dix premiers titres, et deux lancements significatifs de l’esprit de la maison : Les psaumes d’Isaak, le premier tome « coup de cœur » des Lamentations de Ken Scholes, et Le fantôme du souvenir, dixième – bien sûr – épisode de la mythique Épée de vérité de Terry Goodkind ! I