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Le cinquantième anniversaire de la mort d’Albert Camus suscite nombre de parutions ciblant des thèmes comme le Maghreb ou la poésie.

La grande « Soirée spéciale Albert Camus » a deux originalités : elle aura lieu le 22 mars, deux mois et demi après le cinquantenaire de la mort de l’écrivain, et se déroulera à l’Institut du Monde Arabe. Raclements de gorge et haussements de sourcils en perspective : le candidat involontaire et discuté au Panthéon était certes natif de Mondovi [aujourd’hui Dréan], dans la province de Constantine, mais de là à… C’est que l’universalité de Camus ferait facilement oublier cette constante et de l’homme et de l’écrivain, alors même qu’il la valorisa dans son œuvre comme dans sa vie. Soucieux de cohérence jusqu’à se brouiller avec Sartre sur les dérives du communisme, choisi puis renié, ou avec les nationalistes algériens, que l’amour de l’indépendance pousse à une violence réprouvée, Camus intégra si naturellement sa dimension algérienne qu’elle en est venue à perdre sa spécificité pour se fondre dans l’ensemble, l’écrivain n’étant plus « que » l’un des auteurs français à avoir pris position sur le sujet, ou exploité la veine méditerranéenne.
À l’heure où le cinquantenaire d’une mort tragique, rejoignant Sisyphe et « l’absurdité d’une mort possible », met en ébullition non seulement la sphère des intellectuels – Virgil Tanase, Pierre-Louis Rey, Jeanyves Guérin sont au rendez-vous – mais plus largement tout ceux qui ont lu et aimé Camus, cette facette algérienne ressort vivement. Ainsi le journaliste José Lenzini fera-t-il suivre fin janvier ses récents Derniers jours de la vie d’Albert Camus d’un Camus et l’Algérie à travers les paysages familiers à l’écrivain, qui ne quitta sa terre natale qu’en 1940. Spécialiste des biographies grand public, Alain Vircondelet vient pour sa part de faire paraître chez Fayard un Albert Camus fils d’Alger qui explore la faille que fut l’exil dans la vie et l’œuvre de l’écrivain. Enfin Stéphane Barbey, connu plutôt comme auteur de… polars, est allé à la rencontre de son très prochain Camus, une passion algérienne qui, comme son titre à double sens le souffle, s’intéressera aussi bien aux racines locales de l’œuvre qu’à ce qui, sur place, reste, ou résiste, de l’écrivain et de l’homme. L’Institut national de l’audiovisuel lui-même se laissera séduire, éditant mi-février la partie du discours de Stockholm [1957] dans laquelle Camus évoque l’Algérie et la guerre.
Autre facette, moins familière car moins accessible, le journalisme, d’Alger Républicain à Combat, est lui aussi remis en lumière lors des nombreuses évocations du moment, et les objurgations du Camus éditorialiste et reporter sonnent avec une sévérité renouvelée : « Informer bien au lieu d’informer vite, instaurer un journalisme critique, ne pas admettre que la politique l’emporte sur la morale… » Mais c’est un autre aspect encore qui surprendra le lecteur invité à [re]découvrir en ce début 2010 la variété de l’œuvre de Camus : la poésie, que Gallimard vient de présenter sous son angle le plus éblouissant avec La postérité du soleil, un « quasi-inédit » au lyrisme puissant. Né de l’amitié qui, dès la guerre, lia Camus au poète René Char, et de leur admiration pour une jeune photographe lausannoise, Henriette Gindrat, cet album élégant et onirique unit les brefs textes poétiques de Camus aux clichés arrachés aux flamboiements du Lubéron par la photographie, cette « postérité du soleil » qui, comme la Muse, écrit avec une plume de lumière. « Quasi-inédit » en effet, car si l’entreprise prit corps en 1952 déjà, Camus reporta cent fois ce projet, que très peu avant sa mort il confia prémonitoirement à son ami : « René, quoi qu’il arrive, faites que ce livre existe… » Ce qui fut fait, et deux fois… en Suisse ! Char en effet s’adressa en 1965 à son éditeur d’art genevois, Edwin Engelberts, pour un tirage bibliophilique confidentiel ; vingt ans plus tard, ce sont les Éditions de l’Aire qui reprenaient le flambeau, pour un très bel album lui aussi bientôt épuisé. Cette étrange constellation de trois artistes et deux éditeurs au bord du Léman trouve donc aujourd’hui une suite naturelle dans la grande maison parisienne – dont le tirage nettement plus important semble néanmoins déjà promis au même destin…
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Albert Camus, Editions Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, Coffret, 2006, 2884 pages
Prix : CHF 214.80
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 2) |
Albert Camus, Editions Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, Coffret, 2008, 3081 pages
Prix : CHF 236.80
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 3) |
Pierre-Louis Rey, Editions Gallimard, Découvertes gallimard, Poche, 2006, 127 pages
Prix : CHF 19.90
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 4) |
Roger Grenier, Editions Gallimard, Folio, Poche, 1992, 409 pages
Prix : CHF 14.60
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 5) |
Albert Camus, Editions Gallimard, Broché, 1998, 331 pages
Prix : CHF 36.50
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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