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Dead boys . Nouvelles


9782226192301.gif Ouvrir l'image agrandie dans une nouvelle fenêtre
Éditeur:
Pages:
289 p.
Parution:
Avril 2009
Format:
Broché

Prix:
CHF 40.90

Disponibilité :
Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)

Dimensions:
22.5 x 14.5 x 2.3 cm
ISBN:
9782226192301
EAN13:
9782226192301
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SUR CE LIVRE

Informations bibliographiques éditeur

Chronique[s] Presse

SUR CE LIVRE

Informations bibliographiques éditeur


Le point de vue de l'éditeur

Ville des stars et du succès, du rêve et des excès, L.A. est pour ainsi dire le personnage principal des nouvelles de Richard Lange, qui n'offre à ses héros, perdants magnifiques, que l'envers d'un décor factice. Comme Raymond Carver avant lui, cet auteur parvient à happer le lecteur dans des destins minuscules qu'il élève en tragédies, saisissant l'essence des êtres lorsqu'ils sont contraints par les circonstances à la vérité nue. Ces éclats de vie dérobés, ces âmes meurtries dans une ville kaléidoscope, vous fendront le coeur.

Chronique[s] Presse


Le Temps

Dans les bas-fonds du rêve américain.

Salué par la presse américaine, le premier recueil de nouvelles de Richard Lange, «Dead Boys», aligne les destins piégés d’Américains déchus du rêve.

André Clavel, Samedi 15 Août 2009

John Q., jeune père de famille au chômage, veut à tout prix s’en sortir. Il a trouvé la combine. Avec ses complices, il attaque des banques californiennes en se déguisant en islamiste ou en extra­terrestre. L’un de ses associés, Moriarty, est un as du fric-frac qui maîtrise parfaitement ce «bordel qu’est l’existence».
Tout baigne, par conséquent, et John Q. n’est plus une épave grâce à ce job très lucratif mais pas de tout repos, il en convient volontiers. «Moi, dit-il, je veux juste un coin tranquille où il y a de bonnes écoles, un quatre-pièces et une voiture correcte. Braquer des banques est une façon super-compliquée de grimper quelques échelons, je sais, mais est-ce qu’on ne nous dit pas tout le temps d’aller là où est l’argent?»

Pièges du destin
Spencer mène avec Judy une vie passablement insipide. Un jour, il apprend qu’il a un demi-frère, Karl, dont il ignorait l’existence. Une aubaine? Une belle occasion d’échapper à la routine conjugale? Peut-être. Sauf que le frangin en question a longtemps moisi en prison. Ce qui ne va pas arranger les choses pour le malheureux Spencer, que le destin s’amuse à piéger méchamment. Mais il se résigne. Et brûle ses clopes en lançant à la cantonade: «Je ne sais pas comment font les gens, pour vivre cette vie.»
Il y a aussi Linda, qui carbure aux amphétamines. Lana, la groupie qui envoie aux rock stars des lettres qui n’auront jamais de réponse. Jack, en route vers San Diego où sa sœur a été violée. Foster, qui décharge des camions et joue au macho en exhibant ses tatouages. Bud, l’ancien combattant qui en a bavé dans son ranch avant d’atterrir au Vietnam. Et, plus loin, ce type pitoyable qui se fait voler l’urne contenant les cendres d’un copain de beuverie.
br/>Salué aux Etats-Unis
Les nouvelles rassemblées dans Dead Boys, le premier livre de Richard Lange, sont pleines d’anges déchus et de chiens battus. Aux Etats-Unis, elles ont été saluées haut et fort, avec cette ovation de T.?C. Boyle: «On compare Richard Lange à Raymond Carver et à ­Denis Johnson et on a raison. Ses récits ont l’authenticité et l’immédiateté du premier, et la modernité de la langue du second.»
A ces deux noms illustres, on pourrait ajouter celui de John Fante. Comme lui, Lange met en scène des losers. Ils sont dans la mouise et ils vivent tous des vies de patachons du côté de Los Angeles. «J’aime cette ville comme je pourrais aimer quelqu’un. Elle me tue et m’enchante chaque jour», dit Richard Lange.

Loin de Hollywood
Mais, avec lui, on est loin de Hollywood et de ses paillettes, loin de Sunset Boulevard et de ses chimères plaquées or. Ce qu’il arpente, ce sont les impasses, les culs-de-sac, les chemins de traverse, les parloirs des pénitenciers, les lotissements bétonnés, les parkings des motels et des cafétérias, tous ces «bas-fonds du rêve» – comme dirait Onetti – où ses personnages se bricolent des existences de pacotille dans des décors à la Edward Hopper. Ils se fuient, se mentent, tirent sur leurs joints, siphonnent des bières, s’abrutissent devant la télé, s’inventent des amours à la va-vite et s’en débarrassent aussitôt. Ils sont morts? Presque. Mais Lange s’escrime à rallumer en eux la petite étincelle qui les remettra en selle. Jusqu’au prochain couac. Jusqu’à la prochaine dégringolade.
On aimerait citer toutes les phrases cinglantes qui jaillissent de ces récits griffonnés au coin d’un bar, sur le comptoir de la détresse. «Un gamin me rentre dedans et me transmet toute sa vie comme une maladie.» Et, plus loin: «Il y avait cette émission débile où les gens appelaient pour parler d’ovni, de fantômes et d’apocalypse. Barricadé dans le bureau, à regarder les ambulances passer à tombeau ouvert et les hélicoptères chasser les suspects dans les ruelles, je n’arrivais pas à comprendre pourquoi on cherchait de nouvelles raisons d’avoir peur.»

«K.-O. debout»
Richard Lange, ce sont des histoires qui racontent pourquoi le rêve amerloque est en loques. C’est aussi une écriture électrique. Avec des monologues secs, dénudés, lapidaires. Avec des phrases réduites à quelques lignes – de très haute tension. Avec des scènes dérobées dans les coulisses d’une Californie où les hommes sont «K.-O. debout». Un livre qui fait mouche. Sous la plume d’un spécialiste de Neil Young, dont il emprunte les musiques d’outre-tombe.

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