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Les jours du monde tel que nous le connaissons sont comptés. Comme les passagers du Titanic, nous fonçons dans la nuit noire en dansant et en riant, avec l'égoïsme et l'arrogance de ceux qui sont convaincus d'être " maîtres d'eux-mêmes comme de l'univers ". Et pourtant, les signes annonciateurs du naufrage s'accumulent : dérèglements climatiques en série, pollution omniprésente, extinction exponentielle d'espèces animales et végétales, pillage anarchique des ressources, multiplication des crises sanitaires. Nous nous comportons comme si nous étions seuls au monde et la dernière génération d'hommes à occuper cette Terre : après nous, le déluge... Nicolas Hulot a parcouru notre planète sous toutes les latitudes. Nul ne le sait mieux que lui : c'est un espace exigu, aux équilibres précaires. Ce livre est un ultime cri d'alerte qu'il lance plutôt que de céder au désespoir : si nous tous, riches comme pauvres, ne modifions pas immédiatement notre comportement pour faire " mieux avec moins " et mettre l'écologie au centre de nos décisions individuelles et collectives, nous sombrerons inéluctablement.
La parabole du nénuphar
Le sommet de l'espoir
Retour sur terre
Itinéraire
Escale africaine
Fatalisme et fatalité
Et l'orchestre jouait
Escale néo-zélandaise
Des animaux et des hommes
Lectures
Rencontres
Escale provençale
La terre nourricière
Escale malgache
Le cercle des peuples disparus
Escale polaire
Le jardin de Dieu
Le yin et le yang
Escale maritime
Dérèglements climatiques (et autres)
Pour que vive la planète bleue
Pour l’avoir parcourue en tous sens – pas toujours de manière très « verte » d’ailleurs… – pour ses émissions, Nicolas Hulot a largement eu l’occasion de constater dans quel état les hommes ont mis leur planète : excessivement confiants dans les capacités de la technologie [et, accessoirement, de la politique] à résoudre les problèmes qui croissent en proportion de la population mondiale, tels les passagers du fameux paquebot « insubmersible » ils n’imaginent pas, l’eussent-ils pourtant devant les yeux, qu’ils heurteront l’iceberg, ou du moins que ce choc sera aussi impitoyablement destructeur. Et pourtant… Là où Yann Arthus-Bertrand a pris le parti de montrer les beautés du monde en danger, et Al Gore d’exposer le froid réalisme des graphiques et des statistiques, Hulot a choisi de faire prendre conscience de l’emprise hallucinante de la modernité et du saccage des ressources naturelles sous toutes ses formes : trop tard pour battre mollement sa coulpe écologique, il faut radicalement redresser le gouvernail si on veut éviter l’impact. Dénoncées sans concessions, les errances du « progrès » ne tombent pourtant pas dans la morne litanie ou le matraquage stérilement culpabilisant, car Hulot a un sens salutaire de la synthèse – qui a le mérite de montrer dans quel cul-de-sac nous sommes coincés – mais n’est pas sans propositions pour inverser la vapeur pendant qu’il en est encore temps. Son credo : croître sans consommer davantage, et partager solidairement les changements d’orientation !
Joëlle Brack, Libraire, Payot.ch