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" On biaise, on s'arrange, on a notre petite lâcheté dans les pattes comme un animal familier. On la caresse, on la dresse, on s'y attache. C'est la vie. II y a les courageux et puis ceux qui s'accommodent. C'est tellement moins fatigant de s'accommoder... " A-t-on le droit de tout quitter, femme et enfants, simplement parce que l'on se rend compte - un peu tard - que l'on s'est peut-être trompé ? Adrien est parti. Chloé et leurs deux filles sont sous le choc. Le père d'Adrien apporte à la jeune femme son réconfort. À sa manière : plutôt que d'accabler son fils, il semble lui porter une certaine admiration. Son geste est égoïste, certes, mais courageux. Lui n'en a pas été capable. Tout au long d'une émouvante confidence, il raconte à sa belle-fille comment, jadis, en voulant lâchement préserver sa vie, il a tout gâché.
Elle est née en 1970 en région parisienne. Le recueil de nouvelles Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, son premier livre, a eu un succès considérable. Je l'aimais est son premier roman.
Toute leur vie, les parents recollent les morceaux cassés par leurs enfants. Pierre, à l’âge de la retraite, pouvait espérer que son imbécile de fils était enfin un adulte, mais non : il n’a rien trouvé de mieux que de plaquer sa femme et ses deux petites
Joëlle Brack, Libraire, Payot.ch