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Et parce que vous avez confiance, vous suivez. Parce que c’est une histoire de confiance, un livre. C’est très intime, un livre. C’est de l’émotion, des sentiments. On ne joue pas avec. Avant nous, l’éditeur a validé le potentiel d’un livre, puis le libraire, puis le critique. Vous aimez avoir confiance. C’est pourquoi vous n’aimez pas le compte d’auteur, ni les livres nés et diffusés sur l’internet: vous n’avez pas confiance.
Oui, il y a trop de livres. Il serait raisonnable de décréter un moratoire sur les parutions. Mais ce n’est pas ainsi que ça marche. Le monde écrit, publie, babille, commente, rêve, ne s’arrête jamais. Aussi étonnant que cela puisse paraître, il y a toujours plus de gens à vouloir écrire, publier, lire.
C’est cela, l’étonnant: d’un côté ce chiffre, exponentiel, 683. De l’autre, cette étude de Bernard Lahire qui montre La double vie des écrivains (La Découverte), dont la vaste majorité écrit tout en exercant un autre métier pour vivre. S’ils ne le font pas pour l’argent, ils le font pourquoi? Mmh?
À quoi reconnaît-on que la saison de la rentrée littéraire est ouverte ? À la parution, réglée comme une horloge, d’un nouveau roman d’Amélie Nothomb dans la deuxième quinzaine d’août.
Alors, crise de la littérature ? Certainement pas, à en croire l’enthousiasme partagé par les rédacteurs de ces pages. Et si cette année, contrairement à l’année passée, on n’est pas, dès les premiers jours de la rentrée, dans une course aux prix littéraires savamment organisée et dont les finalistes sont connus à l’avance, qui s’en plaindra ?
Après une année d’existence, nos suppléments trimestriels Payot/L’Hebdo doublent de pagination, passant de 16 à 32 pages. Pour donner encore plus de place aux livres, pour vous donner encore davantage l’envie de découvrir ceux qui nous ont séduits dans cette rentrée littéraire, dense comme à son habitude, mais passionnante cette année encore de par sa richesse et sa diversité.
Et puis hasard du calendrier, plusieurs éditeurs romands fêteront ces prochains mois leur anniversaire décennal : nous souhaitons ainsi longue vie et beaucoup de succès aux Éditions Bernard Campiche et Noir sur Blanc (20 ans), aux Éditions Zoé (30 ans), et au « vétéran », les Éditions L’Âge d’Homme (40 ans) !

Prix Goncourt en 2004 pour Le Soleil des scorta, Laurent Gaudé, 34 ans, dramaturge et romancier, revient avec un livre poignant qui fait le voyage d'Afrique vers l'Eldorado européen et plonge dans l'intimité de l'immigration. Propos recueillis par Isabelle Falconnier



Un seul premier roman - mais un vrai coup de maître - que celui de Jonathan Littel, qui trouve sa place parmi des auteurs confirmés, sans avoir à rougir le moins du monde [...] Avec le livre très attendu de Laurent Gaudé après son goncourt 2004 pour Le Soleil des Scorta une bonne surprise du côté des frères Poivre d'Arvor et un premier roman de Jérôme Tonerre.

Une fois n'est pas coutume : deux auteurs serbes tiennent le haut de l'affiche, dans des styles très différents l'un de l'autre, mais avec la même verve. [...] La condition humaine est bien décrite sous toutes ses formes. Entre instrospection et regard des autres, entre confrontation et incompréhension, la vie ébranle souvent les certitudes.





