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La chambre de Vincent


Metin Arditi


Editeur: Editions Zoé

Collection: Zoé poche, 42

Parution: octobre 2009

Format: Poche

Disponibilité:Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)

Dimensions:16.5 x 10.5 x 0.5 cm

Pages:86 pages

EAN13:9782881826573

Chroniques Presse

Le Temps

L'école de la vie

Isabelle Martin, samedi 23 mars 2002

Après trois essais consacrés à La Fontaine, Machiavel et Nietzsche, Metin Arditi se risque à un livre plus personnel. En parlant de Vincent Van Gogh, dont «chaque toile éveille en [lui] l'enfance», il évoque ses années d'internat en Suisse et la précoce expérience qu'il a faite de la solitude. Mais ce petit livre d'une centaine de pages réussit à aborder bien d'autres thèmes, teintés de gravité ou d'une nostalgie douce-amère: l'amour d'une mère qui sait alléger la souffrance de son fils hospitalisé, l'admiration pour la rectitude et la tolérance paternelles, les destins parallèles de Van Gogh et de Primo Levi, le non-regard qui exclut et condamne autrui. Sans compter la fascination du théâtre, le goût des séjours à l'hôtel ou le souvenir de quelques bruyantes farces juvéniles...
«Interne profond» dès sa septième année (c'est-à-dire empêché par la distance de rentrer chez lui, à Istanbul), le petit garçon turbulent a «la bonne idée d'être tout de suite convaincu» d'avoir été envoyé pour son bien à Paudex: pour apprendre à «être un homme au pays des meilleures écoles du monde» car, «sur les rives du Bosphore, Isviçre (la Suisse) était un mot magique». Cet apprentissage de l'autonomie et de la discipline passe d'abord par le sport puis, pour l'adolescent influencé par un professeur qui admire René Guénon, par la lecture de textes auxquels il ne comprend à peu près rien, mais dont il juge aujourd'hui qu'en glorifiant la singularité, «ils restauraient une dignité à la non-appartenance» qui a été la sienne entre 7 et 20 ans.
Composés de huit chapitres dont le premier parle du suicide et le dernier de la mort du père, ce récit est encadré d'un prologue et d'un épilogue qui lui donnent son sens. Au Musée d'Orsay comme au Metropolitan Museum, Metin Arditi a rendez-vous avec les tableaux de Van Gogh, qui lui sont toujours source d'émotion profonde, qu'il s'agisse de La Chambre de Vincent ou de la Nature morte où le peintre a fait figurer le livre de Zola intitulé La Joie de vivre.

"Je me souviens avec une très grande précision de mon étonnement en cet instant. Un sentiment nouveau m'envahissait doux et surprenant : j'admirais mon père. Je gardai pour moi cette émotion précieuse."
La Chambre de Vincent est le premier récit de Metin Arditi, publié en 2002 avant de nombreux romans, dont Loin des bras (Actes Sud 2009). Né à Istanbul, Metin Arditi vit à Genève.
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